Activen : les Miniproteins, cette révolution dermo-cosmétique
Mais que peut la science en matière de beauté ? Nous avons posé la question à Jean-Marc Le Doussal, président d’Activen, une entreprise de biotechnologie qui développe des actifs pour le moins innovants…
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Une nouvelle ère pour l’industrie dermo-cosmétique
L’industrie dermo-cosmétique est extrêmement dynamique. Sous l’effet des avancées scientifiques, des nouvelles technologies et, surtout, d’une demande croissante de produits sûrs par les consommateurs, le secteur évolue. Il innove, il mute, il s’étend, il diversifie sa clientèle. Activen en est une superbe illustration. Cette entreprise de biotechnologie basée en Suisse, dont le centre R&D se trouve à Nantes, propose une nouvelle classe d’actifs. Ni plus ni moins. Les Miniproteins. De si petites molécules qu’elles pénètrent la peau avec une surprenante efficacité pour aller cibler le vieillissement ou des mécanismes tels que la régénération cellulaire.
On parle de résultats mesurables, et perçus, après deux heures seulement. Est-ce que la fontaine de jouvence, ce vieux mythe, trouverait enfin une correspondance réelle ? Plutôt que de se baigner dans la source magique pour y retrouver jeunesse et vitalité, il suffirait alors d’appliquer quelques gouttes de science sur sa peau. En fait, Activen incarne bien cette nouvelle ère où technologie et biologie se rejoignent pour offrir des solutions nouvelles aux défis esthétiques de toujours.
Nous sommes un peu les explorateurs du vingt et unième siècle
Jean-Marc Le Doussal, président d’Activen
Les miniprotéines : un soin non invasif pour combattre le vieillissement
On a beaucoup parlé des biotechnologies suite à la covid 19, contexte difficile et anxiogène qui aura ramené le champ des possibles scientifiques à l’immédiateté sanitaire. Pas de vaccin ARN ici, au contraire. Ce dont il est question, ce que promeut Activen, c’est précisément la pratique d’un soin sans injection. La mission est transparente : offrir une alternative douce et efficace aux traitements esthétiques traditionnels, tout en garantissant des résultats visibles rapidement. Les rides du front, les pattes d’oie et toutes sortes de marques du temps sont à présent traitables sans recourir aux techniques invasives que sont l’injection de toxine botulique ou d’acide hyaluronique.
En passant de l’industrie pharmaceutique au secteur cosmétique, Jean-Marc Le Doussal, a emporté avec lui la rigueur scientifique et l’expertise clinique. Objectif ? Garantir des formulations cosmétiques aussi performantes que sécuritaires. Son Cheval de Troie ? Les protéines. Mais contrairement à Ulysse cherchant à abuser l’ennemi par la ruse, Jean-Marc Le Doussal a pris le parti de la délicatesse pour tromper les affres du temps. En effet, depuis une petite décennie, la recherche se penche sur ces miniprotéines devant lesquelles la peau ne fait pas muraille. La Miniprotein XEP-018, pour ne citer qu’elle, lisse la surface de la peau et prévient la réapparition des signes courants du vieillissement. Réjouissante perspective...
Les biotechnologies au service de la beauté
Activen s’adresse à toutes sortes d’acteurs de la cosmétique. C’est d’ailleurs un partenaire de choix pour les façonniers, ces entreprises spécialisées qui produisent pour le compte de grandes marques, telles que Chanel, L’Oréal ou Nivéa. Un rôle crucial qui encourage l’innovation et nous rappelle que la dynamique du soin repose sur la recherche, discrète mais active. Et c’est une véritable exploration du vivant qui est ici à l’œuvre. Que dissimulent les séquences d’ADN des organismes analysés ? Lesquelles pourront donner des miniprotéines ? Quel usage pourrons-nous en faire ? Clairement, la nature n’est pas avare en actifs intéressants. S’il s’agit de relaxer le muscle pour prévenir la formation des rides, prenons le temps de la science. D’où provient la Miniprotein XEP-018 ? Du venin d’un escargot de mer…
Outre les risques liés à l’injection (réactions allergiques, infections, etc.), outre la violence symbolique liée au « résultat forcé », la démarche d’Activen soulève aussi la question de l’efficacité. Une méthode : cibler les récepteurs cellulaires spécifiques qui stimulent, par exemple, la production de collagène et d’élastine, contribuant ainsi à la régénération de la peau. Élodie Jean-Louis, directrice marketing d’Activen, apprécie l’audace des petites structures innovantes et se réjouit devant les prix internationaux (en Suisse, en France et aux États-Unis) reçus par le laboratoire.
Mais tout débute à peine. Dorénavant, il s’agira de gérer la croissance d’Activen, de faire mieux connaître les miniprotéines dans un marché dominé par le marketing de court terme et, surtout, d’accélérer la recherche pour avancer encore dans les secrets du vivant.